« Leur espace, leur maison » : bienvenue au centre d’entraînement des Roses
La famille des Roses de Montréal a ouvert ses portes aux médias, jeudi, à mi-chemin du camp d’entraînement, pour présenter les rénovations du Centre sportif Bois-de-Boulogne, qui sera le quartier général de l’équipe pour la saison à venir. Nouveau vestiaire personnalisé, salle de sport de premier plan, espace de physiothérapie et de récupération : tout a été mis en place pour offrir aux joueuses un cadre optimal. Des joueuses des Roses de Montréal s'entraînaient dans leur nouvelle salle de sport, jeudi. Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy Un grand espace de repos a également été aménagé avec de longues tables à manger qui servent aussi parfois de tables de ping-pong lorsque l’envie leur prend, racontait avec un grand sourire la présidente de l’équipe, Annie Larouche. Dans le vestiaire, pièce maîtresse des rénovations, il y a un siège personnalisé pour chaque joueuse, avec son nom et son numéro. Des motifs de roses, ainsi que le logo de l’équipe, ornent les nouvelles installations, personnalisant les lieux aux couleurs de la jeune équipe. Le vestiaire, c’est une grosse plus-value, et le centre dans son ensemble. Mais pour moi, la priorité, et on en a discuté avec Marinette, c’était que les filles se sentent bien. Annie Larouche (présidente), Robert Rositoiu (entraîneur-chef) et Marinette Pichon (directrice sportive) dans le vestiaire rénové des Roses de Montréal Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy Après plusieurs mois à la recherche d’une nouvelle résidence, les Roses ont finalement pris racine à Laval, au Centre sportif Bois-de-Boulogne, à la fin janvier. Une possible cohabitation avec le CF Montréal au Stade Saputo a été envisagée. Finalement, l'équipe aura son propre domicile. Aujourd’hui, on est sur une dimension où on propose un centre d'entraînement qui est uniquement dédié aux femmes. C’est vraiment leur espace, leur maison. Robert Rositoiu et son personnel auront aussi le luxe de travailler dans une salle de réunion équipée d’un grand tableau tactique et d’un écran vidéo, parfait pour les préparations de match. L’équipe prévoit également des rénovations pour le stade extérieur.On est partis de rien, c’était une feuille blanche. C’est ce qui a donné du sens à tout le travail qu’on a fait depuis le début
, a déclaré avec fierté la directrice sportive Marinette Pichon, dans ses commentaires d’ouverture aux médias.Elles savent à quel point elles sont privilégiées de savoir qu’elles ont un espace où elles n’ont pas besoin d’être sur liste d’attente pour accéder aux tapis ou aux soins auprès du physio
, souligne l'ancienne joueuse professionnelle et légende du soccer féminin français. 
Toutes les filles ont déjà eu à se battre pour avoir accès à la salle de gym, à la salle de récupération, à la restauration
, a-t-elle ajouté. Là, aujourd’hui, elles rentrent, elles vont dans leur vestiaire, à leur emplacement avec leur nom. Et découvrir ça, c’est fabuleux. Les filles restent parfois jusqu'à 16 h ou 17 h tellement elles se sentent bien.

C’est un grand plus, honnêtement, et on est content que ce soit ici, parce qu’on est chez nous
, affirme Robert Rositoiu, visiblement content du résultat. Un sentiment que partage également la directrice sportive, qui se souvient de ses années d’entraînement dans des centres sportifs américains lorsqu’elle jouait encore avec la Charge de Philadelphie il y a un peu plus de 20 ans.On voyait les larmes de joie, l’émerveillement, l’éblouissement. Parce que la plupart, même ceux qui ont été pros, n’ont jamais eu accès à un centre d'entraînement comme celui-ci. Donc, je pense qu’on a tapé fort. Elles se sentent privilégiées, elles sont heureuses de pouvoir profiter de ces installations, mais elles ne tiennent pas ça pour acquis
, a-t-il confié. Pour le stade, il va falloir attendre que la neige s’estompe pour pouvoir poser les fondations des différentes estrades. Mais on devrait être capable de vivre une belle expérience dès le premier match
, a conclu Marinette Pichon.
Advertising by Adpathway









